Briseur de rêves ?

sonner la cloche

Sur des informations communiquées par InfoGnuEureka, l‘Association Toits Vivants découvrait le 17 juillet 2013 le projet de Fablab de l’Apedec et le toit du Mozinor. L’aventure de Toits Vivants au Mozinor commençait. Un fils conducteur : que peut-on imaginer sur un toit (en quasi friche) d’1,5 hectare ?

Les rencontres, avec d’autres acteurs du changement, lors de réponses à appels à projets ou de festivals, ont permis de creuser la question. Le stade de la « libération des imaginaires » a été dépassé et, un an plus tard, bien des choses ont évolué. Un groupe informel s’intéressant à la mise en œuvre de l’agriculture urbaine dans le cadre de la transition écologique, du libre et de l’économie circulaire s’est constitué : BABYLONE.

La réunion de juillet 2014, à l’initiative d’IGE devait permettre de faire un point sur la situation actuelle. Il s’agissait aussi de clarifier le positionnement d’IGE au regard de ce projet à fort potentiel mais coûteux en temps et actuellement sans perspective de financement.

Nous nous proposons dans cet article de revenir sur trois points :

1. la possible dilution de l’objet initial de Babylone

2. la cohabitation avec des particuliers intéressés par les questions de résilience en milieu urbain et la professionnalisation de Babylone

3. l’absence de cadre institutionnel sécurisant les personnes morales impliquées dans Babylone

1. La dilution de l’objet initial de Babylone ?

L’objet de Babylone proposé au début du projet n’a, a priori, pas véritablement été adopté par tous. « Babylone propose de produire un modèle reproductible de tiers lieu tourné vers « la transition » en milieu urbain basé sur trois axes : L’aménagement d’espaces collectifs urbains avec une « vision écosystèmes » – La formation par l’expérimentation en agriculture urbaine – La gestion de ressources urbaines à travers certains « déchets ». » (in Carte d’identité de Babylone)

Lorsque la question de la communication externe de Babylone a été posée, nulle mention de cet objet. C’est la notion de communauté de ressources mettant ses expertises en commun pour répondre à des appels à projets et œuvrant à leurs réalisations qui a été mise en avant.

C’est une évolution nouvelle qui semble se dessiner. Mais quid des particuliers qui souhaiteraient rester sur du non-marchand et ne seraient pas intéressés par la dimension économique liée à Babylone ?

2. La cohabitation avec des particuliers intéressés par les questions de résilience en milieu urbain & la professionnalisation de Babylone ?

Des personnes morales (entreprises dont la finalité est de gagner de l’argent ou associations à but non lucratif mais employant des salariés) et des personnes physiques (professionnels ou amateurs), peuvent-ils cohabiter sur des projets et s’entendre pour aller dans une même direction ? L’expérience a démontré que oui lorsque tous les intervenants étaient sur du non marchand et qu’il s’agissait de réfléchir ensemble. Mais, alors que certains projets se concrétisent ou que des portes pourraient s’ouvrir, cette belle unanimité ne risque-t-elle pas de voler en éclat avec des enjeux financiers ?

C’est pour pallier au risque de désillusions et d’exploitation des efforts de tous au profit de quelques-uns que nous avons :

  • maintenu l’item des motivations dans le formulaire pour rejoindre Babylone

  • réaffirmé le rôle stratégique de l’annuaire des Babyloniens et du document « carte d’identité » de Babylone

  • lourdement insisté sur la nécessaire structuration de Babylone notamment quant aux relations existantes entre les personnes morales intervenant dans le projet ZAUM.

3. L’absence de cadre institutionnel sécurisant les personnes morales impliquées dans Babylone

Quelles questions devraient-on avoir déjà posé ? Quel rôle IGE tiendra-t-elle pour la suite ?

3.1 Des questions évidentes

3.1.2 Quelles réponses à des questions basiques ?

TVM est mort vive ZAUM, mais dans l’hypothèse ou, le toit du Mozinor serait effectivement confié à Toits Vivants (porteur officiel du projet ZAUM), comment les décisions seraient-elles prises ? Qui profiteraient d’éventuelles subventions ? Sur quelle clé de répartition ? Quelles seraient les responsabilités (y compris juridiques) des uns et des autres dans ce projet ?

Ces questions n’ont pour le moment pas véritablement reçues de réponses. Beaucoup de flou qui avait poussé IGE à émettre de fortes réserves (non pas tant sur le projet ZAUM que sur Babylone) quant à une communication externe. Cette communication ayant été faite, Babylone continue à grossir. Et cela sans que, ce qu’IGE considère comme un fondamental ait été posé à savoir, la présence d’un cadre juridique clair pour les personnes morales impliquées dans Babylone.

3.1.2 Quelles formes pour structurer des partenariats avec des personnes morales ?

La proposition de création d’une catégorie de membre associé distincte de celle de partenaires n’a pas été retenue. IGE souhaite donc rejoindre et appuyer la proposition faite par l’Apedec : avoir une convention avec le porteur officiel du projet ZAUM. Le gage d’une sécurité juridique indispensable pour les personnes morales membres ou partenaires de Babylone. Mais également, un élément de visibilité et de clarification bienvenu auprès de collectivités qui seraient intéressées pour confier à un membre de Babylone d’autres terrains d’expérimentation.

3.2 Quel rôle IGE tiendra-t-elle pour la suite ?

IGE avait précédemment posé les bases de son intervention.

Apporter un maximum de transparence avec l’utilisation d’outils issus du monde du logiciel libre, c’était initialement cette proposition et non celle d’un accompagnement de projet qu’IGE avait faite à Babylone.

Nous passerons donc la main sur l’organisation des prochaines réunions et espérons que :

  • le recueil des comptes rendus de réunions sera poursuivi
  • l’idée d’utiliser un nombre limité de documents de référence et le respect de fondamentaux feront son chemin
  • le prototype de système interne d’information- communication proposé trouvera son public.

Le 17/07/2014
CD

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