Le réemploi de terres végétales, est-ce économiquement viable ?

Chargement en Big Bag par Sébastien Goelzer

Parce qu’une de nos activités est l’infomédiation dans les secteurs de l’agriculture urbaine & du réemploi, nous avons été contacté par un bureau d’études, pionnier de la conception éco-responsable des bâtiments et des territoires. Sur certains de ses chantiers, il recherche des débouchés pour des ressources potentielles actuellement traitées comme des déchets.
Trouver des demandeurs à une offre de Terres Végétales n’a pas été bien compliqué. Mais – lorsqu’on passe à une certaine échelle (100 m³) – la difficulté est que la logistique suive à un prix économiquement viable.
Monter une opération de récup’ coûte beaucoup d’énergie, un certain temps et aussi un peu d’argent… Y parviendra-t-on ?

Où en-est-on actuellement ?

Les faits

  1. Un bureau d’étude gère un chantier (Paris 14e) dans lequel nous savons que 100 m³ de Terres Végétales peuvent être récupérés à partir du 1er sept.
  2. Nous avons l’accord du bureau d’étude qui nous a contacté, du maître d’ouvrage & du maître d’oeuvre pour récupérer ces terres.
  3. L’association demandeuse est en train d’estimer son besoin pour l’année. Une hypothèse de travail a été émise à 10 m³.
  4. L’association ne dispose ni de moyens logistique ni de lieu de stockage adhoc.
  5. Des échantillons ont été fait sur les terres à récupérer. Nous n’avions pas les résultats en juill./août. Nous savions néanmoins que la parcelle voisine avait déjà fait l’objet de tests qui avaient conclu à l’absence de pollution.
  6. Nous n’avons toujours pas les résultats des tests mais le conducteur de travaux doit contacter l’association demandeuse pour la tenir informée des suites de la demande de récupération des Terres Végétales.

Premier atelier de brainstorming du 6 août 2015

Il apparaissait que l’association demandeuse :

  • conditionnerait ou ferait conditionner la terre à récupérer dans des big bags d’1 m3 neufs à acheter,
  • pourrait peut-être stocker de la Terre en Seine Saint-Denis (sur un terrain occupé par une association amie),
  • demanderait si cette opération pouvait être partiellement financée par ceux souhaitant se « débarrasser » de cette terre*
    [(*) La mise en décharge avait déjà été budgétisée. Or, si l’opération est conduite à terme, il pourrait y avoir récupération et réutilisation dans le cadre plus vertueux dit de « l’économie circulaire ».]
  • poursuivrait des démarches en vue de trouver un prestataire associatif assurant la logistique,
  • rémunérerait certains des intervenants en fonction du budget disponible pour le travail effectué.

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Mettre en place une logistique, c’est un travail en soi. La réaliser, un autre !
To be continue …

Cyril – le 18/08/2015

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