Les Agences 3R ou comment gérer sur la durée les objets en fin de vie ?

solutions en informatique

Chaque année, un événement méconnu du grand public, la SERD, tente de sensibiliser à la réduction des déchets. C’est à l’occasion de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets 2011 que le « projet D3E » d’Electrocycle, l’Asso D3E a été lancé. Il s’agissait d’une expérimentation d’actions-recherches sur les déchets d’équipements électriques et électroniques, entièrement autofinancée et sans aucun soutien d’acteurs institutionnels. L’ancien secrétaire de cette association – devenu gérant d’InfoGnuEureka – a choisi cet événement [22 – 30 novembre 2014] pour proposer une nouvelle expérimentation : celle des agences 3R (réemploi, réutilisation, recyclage).

De quoi s’agit-il ? Comment le concept va-t-il être mis en œuvre sur le terrain ?

Le concept d’agence 3R ?

Afin de mieux appréhender ce concept, il convient de s’interroger sur : le contexte – la stratégie – l’objet de cette expérimentation.

Le contexte

Un précédent article faisait le point sur le « marché » des déchets. Le constat des associatifs en contact avec le terrain est sans appel. Les « solutions » technocratiques, centralisées, technologiques et opaques ne fonctionnent pas !

Une stratégie basée sur plusieurs principes directeurs

  1. Nous proposons de prendre le contre-pied de ces « solutions » en :
    • partant « du bas »
    • expérimentant sur des cas concrets
    • privilégiant la transparence, la coopération, la décentralisation et le local.
  2. Nous n’attendrons pas des « experts des déchets » une quelconque aide, même si nous aurons une attitude ouverte et bienveillante avec tous ceux qui souhaitent allez véritablement dans un traitement de fonds des problématiques liées aux déchets.
  3. Nous ne porterons pas notre action sur les déchets mais sur la gestion et le traitement dans la durée des objets en fin de vie.
  4. Nous privilégierons plutôt la gestion de la demande d’objets en fin de vie que l’offre surabondante.
  5. Il ne s’agira pas d’un projet bénévole comme le fut et l’est encore le « projet D3E ».
    • L’expérimentation sera menée par des acteurs fiables et professionnels.
    • Elle devra être financée par ceux qui voudrait voir se réaliser ce projet.
    • Ce projet (d’entreprise[s]) est destiné à être viable, indépendant et complémentaire d’actions allant dans le sens d’un véritable traitement de fonds des problèmes environnementaux et sociaux.
  6. Un double fonctionnement du système est prévu :
    • contributif pour les membres des communautés participantes
    • financier pour ceux désirant bénéficier d’un service

L’objet

Il s’agit de mettre en place des agences éthiques, décentralisées et locales en charge de la gestion d’objets en fin de vie initialement transmis par des entreprises à des associations. Ces agences devront être en mesure d’assurer une garantie d’un traitement sur la durée de ces objets grâce à une traçabilité et à la connaissance d’un écosystème complet autour du réemploi, de la réutilisation et du recyclage.

« Le plus long des chemins commence toujours par un premier pas. » (Confucius) Cela fait 3 ans que le gérant d’IGE est sur les routes. Le temps est venu de construire les agences 3R. Un travail préparatoire est dors et déjà en cours : réseautage et prototypage. L’objectif : trouver en coopérant sur des projets concrets à taille humaine donc … en faisant !

Trouver les solutions en expérimentant à petite échelle sur un mode coopératif puis en dupliquant les modèles

Un travail de réseautage déjà bien engagé

Les agences 3R s’inscrivent dans la dynamique du projet D3E. Elles sont destinées à se « réapproprier » certaines ressources pour les remettre dans le commun. Un commun, géré par des personnes s’étant données des règles de gouvernance démocratiques, et protégeant l’intérêt général.

Un certain nombre d’acteurs rencontrés lors du projet D3E et ayant démontré leurs valeurs ont été contactés. Ils ont donné leur accord pour participer à un « camp » le 8 décembre à la Paillasse. Des discussions informelles ont déjà eu lieu et ont abouti à un constat de convergence et d’intérêt à participer.

Aucun des participants n’a de temps à perdre. Il s’agit dans un premier temps d’optimiser nos échanges d’information, notamment en modélisant les processus nécessaires. L’homme et l’organisation (= le politique) viennent en premier. Il y a unanimité pour dire que l’outil n’est pas le plus important (= le technique). Reste pourtant à mettre en place dans un second temps une infrastructure.

Un prototypage en cours

De premiers cas concrets se sont rapidement présentés relatifs à des imprimantes et des unités centrales. D’autres avaient déjà été évoquées. Les compétences informationnelles et organisationnelles d’IGE sont à l’œuvre. Engagé sur de multiples fronts (voir les études de cas), un prototype – utilisant une modélisation du système nécessaire & des logiciels libres qui vont bien – devra attendre qu’une fenêtre dans un emploi du temps chargé s’ouvre….
A tout hasard, le logiciel de gestion de parc informatique « GLPI » a été installé ici pour éventuellement procéder à quelques expérimentations.

Quand le Système sera au point, nous procéderons à l’essaimage. Mais, il faut au préalable réunir les énergies…

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Nous profiterons de la SERD 2014 pour faire connaître ce projet en vue d’une future participation financière ou contributive.

Le 17/11/2014
Mis à jour le 25/11/2014
CD

1 Commentaire

  1. Pingback: It was a very good year !

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