Stockage ou bioremédiation de terres polluées ?

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« Contre toute attente l’étude de sol a révélé un niveau de PCB non négligeable dans les terres, ce qui fait qu’elles devront être évacuées vers des lieux de stockage pour la plus grande partie, et vers un centre de traitement pour 10% du volume environ, ce qui rend la terre inutilisable.
Ca a surprit tout le monde, notamment parce que le passé du site ne suggérait aucun risquea de pollution sur la parcelle.
Donc tu avais bien deviné en parlant de ces difficultés. »
C’est par ces mots que le bureau d’étude, initiateur de l‘expérimentation précédemment décrite, « enterrait » les possibilités de réutilisation de terres dîtes végétales.

Quelles conclusions provisoires tirer des efforts tentés en commun ? Le stockage, une fatalité aux terres polluées ?

Quelles conclusions provisoires tirer des efforts tentés en commun ?

D’abord un constat plutôt positif qui pousse à poursuivre d’autres collaborations

  1. Bienveillance & forte mobilisation des parties pour trouver une solution alternative au stockage de terres. Il est possible que conducteur de chantier, bureau d’étude, maître d’ouvrage et associations se concertent rapidement pour réfléchir à une alternative de réutilisation.
  2. La réglementation a parfois de bonnes raisons d’être. Elle a permis d’éviter que de la terre polluée soit utilisée pour de l’agriculture urbaine.
  3. S‘il est ardu d’imaginer un modèle économique viable, ça va mieux en expérimentant concrètement pour en tirer des faits.

Ensuite, être optimiste n’empêche pas de regarder les choses en face.

  • La viabilité d’une opération de récup/ré-emploi de terres reste à prouver.
    – Coordonner la logistique prend du temps, surtout en l’absence de réseau logistique intégré au mouvement émergent d’agriculture urbaine sur Paris.
    – Comparer le coût de la conduite de projet, de transport & du stockage à l’achat d’une quantité répondant précisément aux besoins en terres auprès d’un distributeur (jardinerie…) revient probablement plus cher (nous n’avons pas encore reçu le devis concernant la logistique et le stockage) même si la terre est « gratuite ».
  • Une opération de 100 m3 de terres s’improvise difficilement. Elle gagnerait à être introduite dès la phase d’étude du chantier en prévoyant différents scénarios en fonction du résultat final de l’échantillonnage des parcelles faisant l’objet d’un décaissement.

Enfin, demeure une interrogation personnelle sur la pertinence de la « solution » du stockage.

Et si le stockage n’était pas une fatalité ?

Bioremédiation. Le concept fait rêver. Le vivant, animal ou végétal (phytoremédiation), semble avoir, si on lui en laisse le temps des capacités auto-régénératives intéressantes.

Est-il concevable d’imaginer que, maintenant que nous avons un échantillon de terres analysées, on expérimente l’amélioration de la qualité des sols ?
Avoir un lieu, des gens, des connaissances, une communauté & un budget suffirait-il ? Si oui, IGE aurait des éléments de réponses pour 4 des 5 critères. 😉

Arrêtons de parler d’économie circulaire, faisons-là !

Le 3/09/2015
Cyril desmidt

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